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NEWSLETTER DU MOIS D’AVRIL

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Fréquentation en hausse

800 marins depuis le début de l’année.

Nous avons enregistré la venue de 331 marins pour le mois de mars cette année, soit plus du double que l’an passé à la même période. Nous sommes revenus à des fréquentations d’avant la crise sanitaire, ce qui est plutôt encourageant. En effet, nous enregistrons la visite au foyer de plus de 800 marins depuis le début de l’année.

ça bouge dans le port

Les 200 mètres à la manoeuvre

Le KYPROS LOYALTY, navire vraquier de 225 mètres.

De nombreux vraquiers (bulk carrier), tels que le » KIM OLDENDORFF », le » MYRTO », le « KYPROS LOYALTY », le « SOCRATIS » ou encore le « SARITA NAREE » approchant ou dépassant souvent les deux cent mètres de long, viennent charger au fond du fleuve, à Rouen, depuis l’estuaire du Havre situé à plus de cent kilomètres. Comme la sinuosité du fleuve donne l’impression que celui-ci serpente, certains marins l’ont surnommé « Snake river » …en effet, il faut plus de 6 heures de navigation dans les méandres de la Seine pour regagner l’embouchure et la mer.

les marins et nous

Ou les sourires de nos rencontres

Que ce soit pour du vrac sur la rive gauche (métaux, engrais, charbon, tourbe) ou pour des céréales sur les silos de Soufflet sur la rive droite, les équipages, de nationalités assez hétéroclites mais en majorité philippine, sont toujours très souriants et très amicaux. C’est avec un plaisir non dissimulé que nous montons à bord signaler notre présence et notre activité de convoyage en minibus à ceux qui désirent se rendre en ville, pour quelques heures et quelques emplettes, le temps de l’escale. Notre venue est toujours très appréciée pour des hommes, qui, loin de chez eux, et souvent pendant plusieurs mois, ont vivement besoin d’une bouffée d’oxygène !!

L’accueil à bord est toujours des plus chaleureux, souvent accompagné d’un café pris au mess ou parfois même d’un repas !! Saluons les équipages du « NORMA » et de l’ » AFRICAN KALMIA » qui ont battu les records de fréquentations du foyer puisque l’on a eu 30 et 22 visites respectivement pour ces deux bâtiments en 5 jours.

Le passé historique de la ville n’a pas manqué de susciter leur admiration comme me l’on fait remarquer les matelots indiens du « SOFIA R » ou le capitaine ukrainien du « OWL ».

Un prêtre, à la demande du capitaine, a été convié à bord du » WAVE RUNNER «, le dimanche 19 mars pour célébrer une messe. Il l’a donné en langue anglaise

Photo d'un prêtre à bord du Wave Runner

Des concerts, des spectacles, des expos...

Le Foyer des marins et ses airs de fêtes 

Phoque sous l'eau devant un micro

juillet 2024

EXPOSITION JOSEPH CONRAD "De La Vague à l'Ame FETE DU FLEUVE | 05/07/2024 - 25/08/2024 at 15:00 - 21:00

LA MINUTE NICO-PHILO

De quoi avons nous besoin ? 

La philosophe française Simone Weil propose une réflexion sur ce qu’elle appelle les « besoins de l’âme ». Certes, notre corps a des besoins (nourriture, sommeil, chaleur) mais il y a aussi des besoins de l’âme. Ces besoins de l’âme ne sont pas satisfaits, par exemple, lorsque l’on vit dans une crainte permanente. Peur de perdre son emploi ou peur de ne pas avoir assez pour vivre jusqu’à la fin du mois, peur diffuse de quelqu’un appréhendé comme une menace, ou peur pour la vie de quelqu’un. La peur est une maladie qui paralyse l’âme. Une certaine sécurité est nécessaire pour vivre. La sécurité est un besoin essentiel de l’âme. La sécurité signifie que l’âme n’est pas en permanence sous le poids de la peur ou de la terreur.

Simone Weil est une philosophe humaniste française, née à Paris le 3 février 1909 et morte à Ashford (Angleterre) le 24 août 1943.

Les besoins de l’âme sont des « besoins vitaux de l’être humain », « analogues à la nourriture », « c’est-à-dire que, s’ils ne sont pas satisfaits, l’homme tombe peu à peu dans un état plus ou moins proche d’une vie purement végétative ». Parmi ces besoins, dont la liste peut toujours être révisée ou complétée, il y a la liberté mais aussi l’obéissance (à celles et ceux qui exercent une autorité et à la loi commune – pour autant sa légitimité est reconnue), l’égalité mais aussi la hiérarchie, la sécurité mais aussi le risque, la liberté d’expression mais aussi la vérité, car la vérité est un besoin de l’âme et notre époque est malade de ne plus se nourrir de vérité. Parmi les besoins de l’âme, il y a encore la reconnaissance de la dignité personnelle mais aussi la peine consécutive à un délit ou à un crime, la propriété privée mais aussi la participation aux biens collectifs, la solitude et le silence mais aussi la participation à une tâche commune.

Simone Weil, l’enracinement

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